
L’ange blessé
Tableau d’Hugo Simberg (1873 1917) Huile sur toile 154/127 cm
Deux enfants à la mine triste et renfrognée
Transportent un ange blessé
Cet ange souffre c’est certain
Son aile gauche a une cassure
Dans sa main droite pourtant
Des perce-neige annoncent le printemps
Ce printemps qui guérit les âmes
Ce printemps qui guérit les cœurs
Ces petits cœurs qui ont droit au bonheur.
« Bandez-moi les yeux les enfants
Je ne dois pas voir la lumière du jour
Je suis ange de nuit
Celui qui veille en silence sur vos rêves. »
Il est harassé cet ange blessé
Il a tant et tant veillé
Sur l’âme de notre frère ainé
Notre frère tant aimé
Qui sentait son corps se geler.
En ce matin glacé
En voulant quitter ce malade d’amour
Qui retrouvait quelque peu la chaleur de vie
L’ange a manqué son envol et s’est blessé.
Mais les deux frères veillaient
Ils venaient à peine d’avoir l’âge de raison
Ils ont compris qu’il fallait le sauver.
Un ange blessé ressemble tellement à un enfant mal aimé
Un enfant en manque d’amour maternel !
Qu’eux seuls savaient et pouvaient le sauver.
Et vous passants nonchalants et curieux
Fermez les yeux
L’enfant vous surveille
Cet enfant qui est en vous
Et que vous n’auriez jamais du quitter
Car c’est lui bien mieux qu’un ange
Qui vous protège des méfaits de la vie.
jamadrou le 4 déc. 11h
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