photo JD.
Maurice Carême tu me dis que
« Le brouillard a tout pris au fond de mon jardin » ?
Mais non Maurice, il ne me prend rien il libère.
Mon imagination, mes rêves s’envolent.
Tu dis que : « Il a tout mis dans son sac de coton » ?
Oui, il a du mettre le bruit le mouvement
Car tout semble calme, en attente
En points de suspension…
Et c’est ainsi que je peux voir la mer
J’entends des vagues d’émotion
Des embruns d’inspiration
Et je tombe… dans l’abîme
D’une forme de contemplation.
Je m’imprègne du brouillard
Je m’entoure de brouillard
Je me cache derrière ce flou ouaté
Et je suis bien
Seule avec ces minutes en arrêt.
Pas d’images lointaines
Seul un proche entourage
Pas agressif mais protecteur et calme
Je suis bien
J’aime le brouillard pour tout ce qu’il cache
Ce qu’il prend
Ce qu’il ôte à mon regard
Et je l’aime aussi
Pour tout ce qu’il me laissera de Beau
Quand sur la pointe des pieds il repartira.
Je dirais que le brouillard m’offre l’essentiel
En me poussant dans ce petit néant
Je me sens dans un monde en protection
En contemplation
Dans cette mélancolie que j’aime
Et que j’appelle Bonne Mélancolie.
Merci.
Jamadrou © 4 janv. 7h / 2014 (Je vous écris... extrait)
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