Tel un vieil arrosoir, tels mes vieux arrosoirs...

Vieille pomme d’arrosoir
Tête trouée, tête percée, les mauvais choses de la vie s'écoulent pour redonner vie.
Essayer d’oublier toutes les horreurs, les grandes tristesses de bouts de vie brisée
Ne plus vouloir regarder, écouter
Oublier l’eau de ce grand fleuve,
De cette mer qui n’a pas toujours été tranquille
Oublier Toutes les difficultés à quitter les siens.
Oublier
Pour pouvoir, peut-être avoir un beau futur composé,
Un futur conjugué au présent.
L’arrosoir a soif de partage et de rêves humides
L’Arrosoir arrosant,
Transformera le présent incolore
En futur aux couleurs délicatement parfumées.
Pomme d’arrosoir fera le futur nouveau
Fait de graines prêtes à éclore
Un futur composé
Fait d’une fleur à faire pousser
Fait d’un amour à faire grandir
Fait d’une joie à arroser les parterres du jardin.
Quand l’automne arrive
L’arrosoir pour pouvoir écrire la suite
A, dans son post-scriptum à l’été qui n’a été qu’insolation
Ecrit : « je vais arroser le présent d’eau claire et tranquille
Pour pouvoir aller vers un automne aux couleurs de l’espoir
Et un hiver dans la sérénité de l’attente. »
L’arrosoir est un grand philosophe
Quand arrive le soir
Je l’entends raconter des histoires.
Pour que la terre à chacun donne l'espoir.
Jamadrou © oct/2013 (Souvenirs d’un recueil, extrait)
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